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15 août 2026

La Durance en packraft de L'Argentière-La-Bessée à Embrun

Cela fait deux ans que je vivote avec mon packraft Decathlon, en mode "newbie", sur des rivières peu agitées. Du coup cette année j'ai voulu passer la seconde pour tâter de l'eau un-peu-plus-vive (toutes proportions gardées).

Ça a commencé par un investissement dans un packraft Mekong, où tu as moins peur de finir dans l'Atlantique à la moindre vague de plus de 20 cm.

Et après un stage effectué sur l'Isère mi-mai afin de se familiariser avec le B-A-BA de la sécurité, est venu le temps de la pratique lorsqu'avec un copain on a voulu faire une petite sortie sur la Durance.

Après coup, il s'avère que c'était une excellente idée ! Non seulement les conditions étaient idéales car cela nous a permis de s'extirper de l'une des premières canicule de 2026 en ville (ou deuxième je sais plus, ça s'est tellement accéléré de manière aberrante 🥵) pour aller profiter de la fraîcheur des Alpes. Mais la Durance est une excellente rivière pour faire de l'eau-vive dans des conditions sécurisantes : la rivière est peu engagée, et le lit ne présente pas de difficulté surprenante ou d'obstacle notable (mis à part les arbres qui peuvent naturellement venir se mettre en travers de votre chemin après des orages).

Voici un petit résumé chiffré de l'expérience :

Jour 1

🛶 Carnet en lecture seule — plein écran ↗

Nous sommes arrivés à Embrun depuis Grenoble en voiture et avons pris la ligne TER qui remonte jusqu'à Briançon qui est fort pratique, car elle suit le tracé de la Durance du début à la fin.

A savoir qu'il est tout à fait possible d'arriver à Embrun en TER également, moyennant de se lever un peu plus tôt, et un temps de trajet un peu plus élevé.

Quoi qu'il en soit nous avons attendu juste le temps de faire quelques provisions au Spar et à la boulangerie juste à côté.

Vers midi nous étions à l'Argentière-la-Bessée, et vers 14h nous étions sur l'eau, le ventre rempli par le sandwich du jour, fraîchement embarqué juste après le stade d'eau vive (franchement, à froid, ça paraissait trop impressionnant pour se faire dépuceler comme ça).

Juste avant le stade d'eau vive
Juste avant le stade d'eau vive
Départ sur le sable fin des Hautes-Alpes
Départ sur le sable fin des Hautes-Alpes

Le parcours est rapide et sinueux, on avale assez rapidement de la distance de gravière en gravière. La fraîcheur de l'eau est trrrrès appréciable et le parcours est assez chouette !

On arrive très vite, au bout de 1h/1h30, vers Mont-Dauphin où se trouvent de part et d'autre de la rive deux campings.

Au pifomètre on se dirige vers le camping municipale qui s'avèrera être une excellent choix. Avec toutes les commodités d'usage, une faible fréquentation, et le soir venu un petit visionnage de la finale du Top 14 sur un drap tendu !

Vu qu'on a speed-runné le parcours prévu, on a également eu largement le temps d'aller faire un peu de tourisme et voir la fontaine pétrifiante de Réotier, qui est un détour sympa à faire le long de la rivière.

La fontaine pétrifiante de Réotier, en vue plongeante basse
La fontaine pétrifiante de Réotier, en vue plongeante basse
Et vue de haut, rien que pour vous
Et vue de haut, rien que pour vous

Jour 2

🛶 Carnet en lecture seule — plein écran ↗

Le lendemain la chaleur est montée vite et on retourne à l'eau avec plaisir. On continue le parcours sur des paysage assez similaire à la veille, de gravière en gravière.

La rivière était assez peu fréquentée jusque là, mais à l'approche du stade d'eau-vive de Saint-Clément-sur-Durance la rivière s'agite un peu : ici quelques kayakiste pratiquent dans le stade de slalom, là une bande de gens casqués s'apprêtent à descendre la rivière en raft. On passe poliment entre les kayakistes (et les rouleaux un peu impressionnants) et on s'éloigne finalement assez vite de toute cette agitation.

Pour arriver pas loin ... de la vague du Rabioux. Bon. C'est une bien belle vague, qui toutefois n'est pas très différente de certaines grosses vagues que l'ont peut voir avant ou après sur la Durance, mais qui est impossible à éviter du fait de sa position sur la rivière et c'est ce qui j'imagine a fait sa renommée.

Toujours est-il que celle-ci passée sans encombre, et quelques trains de vague plus loins, on arrive tranquillement (et avec grand regret déjà) à la fin du parcours, vers Embrun. On débarque le long d'une promenade sur laquelle des triathlètes (je crois ?) font des aller-retours sous le cagnard (j'espère que ceux-ci on eu une épiphanie en voyant nos packrafts).

Il reste tout de même à grimper 2km jusqu'à la gare, avec un petit dénivelé pour sauter au dessus de la falaise qui nous sépare de la ville d'Embrun 😛 A coeur vaillant rien d'impossible néanmoins, et c'est pour ça que nous avons choisi le packraft !

Et nous repartons donc dans nos contrées en regrettant déjà la bonne fraîcheur de la Durance ...

C'était sympa le paysage
C'était sympa le paysage

Le carnet complet

Voici un lien vers le carnet intégral en lecture seule, avec trace et points d'intérêts, au jour le jour :

🛶Durance32 km · 2 jours · kayakOuvrir ↗

Bibliographie

Les liens utiles qui m'ont aidé à préparer cette sortie :

Et c'est à peut pret tout. Malheureusement la Durance n'est pas très répertoriée dans les topos, néanmoins c'est une rivière qui a la réputation d'être assez fréquentée ce qui permet d'y aller avec confiance.